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Lettre à ma soeur.
Ton rire rempli la maison, la rend vivante, apaisante. Tes jeux et ton imagination laisse des traces, sur les murs ou dans nos têtes. Tes mots sont francs et sans rancoeur. Tes larmes ne durent jamais longtemps, bien que l'esprit reste boudeur. Tes cascades nous font craindre le pire et te font rire... C'est le principal.
Tu seras médecin et fermière, mariée à Hugo l'écrivain et a Marie Bonheur, et pas d'enfants. Tu crois en la polygamie comme au père noël. Rien ne te choque, tout est possible. Y'a pas de mal, le
Monde est Arc-en-Ciel, l'
Amour est Roi, et l'
Enfance le Paradis.
C'est à ton innocence que j'écris ces quelques mots. A cette insouciance qui file bien trop vite et bien trop loin. Retiens-la le plus longtemps du bouts des doigts, car après elle n'est plus qu'un vague souvenir, bien trop lointain, bien trop flou.
<< Tu sais je roule vite en vélo, j'ai même pas peur de tomber.>>....
Oui mais fait attention quand même.
<< Ben non tu me regardes, comme ça si je tombe ben tu me rattrapes!>> J'te vois filer sur tes deux roues, tu te joues des flaques de boues et des cailloux. De toute façon ce n'est pas toi qui lave. Je pense à tes mots. Y'a pas qu'en vélo que tu te prendras des gamelles... Et c'est bien dommage. Mais encore dans ces moments là, je serais présente. Pour mettre un pansement ou sécher tes larmes. Demain comme la semaine prochaine ou dans Quinze ans...
<< Tu dis des bêtises, je suis pas loin Margot, je suis dans mon lit. >>
Je te regarde dormir avec la même décontraction que lorsque tu es réveillée. Pas de complexe, pas de crainte. Le sourire au lèvre, l'Esprit loin d'ici. C'est ce genre de phrase qui me font encore croire comme un enfant. Tu m'aides à y croire encore. C'est à ces illusions enfantines que je m'agenouille. Je ne peux pas promettre le ciel, ni monts et merveilles. Je peux juste promettre une présence et l'envie de t'offrir le meilleur.
C'est toujours le même Amour, la même affection. Les mêmes colères et les mêmes rires. Les mêmes yeux qui ont croisé les miens un
Vingt-Neuf Juillet Deux-mille-quatre. L'espoir dans tes yeux, ta main dans la mienne. L'espoir retrouvé dans les battements de ton coeur.
Tu m'as donné ce qui n'a pas de prix. Ce que j'avais perdu à l'âge que tu as aujourd'hui. Ce que je vais protéger en ton nom. Ce que je prêche au quotidien, à tous et surtout ceux qui pensent tout arrêter parce que rien n'en vaut plus la peine...
LA VIE
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