Avancer...

Avancer...
.






[ THE END ]


Three Months ago :I love You but...









.

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 05:39

Modifié le samedi 03 octobre 2009 11:06

De Quatre kilos Quatre-vingt à Quinze kilos. De Huit heure à Cinq ans. Du trotteur au vélo. Des pleurs aux mots... Tout reste identique.

 De Quatre kilos Quatre-vingt à Quinze kilos. De Huit heure à Cinq ans. Du trotteur au vélo. Des pleurs aux mots... Tout reste identique.

.



Lettre à ma soeur.



Ton rire rempli la maison, la rend vivante, apaisante. Tes jeux et ton imagination laisse des traces, sur les murs ou dans nos têtes. Tes mots sont francs et sans rancoeur. Tes larmes ne durent jamais longtemps, bien que l'esprit reste boudeur. Tes cascades nous font craindre le pire et te font rire... C'est le principal.
Tu seras médecin et fermière, mariée à Hugo l'écrivain et a Marie Bonheur, et pas d'enfants. Tu crois en la polygamie comme au père noël. Rien ne te choque, tout est possible. Y'a pas de mal, le Monde est Arc-en-Ciel, l'Amour est Roi, et l'Enfance le Paradis.

C'est à ton innocence que j'écris ces quelques mots. A cette insouciance qui file bien trop vite et bien trop loin. Retiens-la le plus longtemps du bouts des doigts, car après elle n'est plus qu'un vague souvenir, bien trop lointain, bien trop flou.



<< Tu sais je roule vite en vélo, j'ai même pas peur de tomber.>>....



Oui mais fait attention quand même. << Ben non tu me regardes, comme ça si je tombe ben tu me rattrapes!>> J'te vois filer sur tes deux roues, tu te joues des flaques de boues et des cailloux. De toute façon ce n'est pas toi qui lave. Je pense à tes mots. Y'a pas qu'en vélo que tu te prendras des gamelles... Et c'est bien dommage. Mais encore dans ces moments là, je serais présente. Pour mettre un pansement ou sécher tes larmes. Demain comme la semaine prochaine ou dans Quinze ans...



<< Tu dis des bêtises, je suis pas loin Margot, je suis dans mon lit. >>



Je te regarde dormir avec la même décontraction que lorsque tu es réveillée. Pas de complexe, pas de crainte. Le sourire au lèvre, l'Esprit loin d'ici. C'est ce genre de phrase qui me font encore croire comme un enfant. Tu m'aides à y croire encore. C'est à ces illusions enfantines que je m'agenouille. Je ne peux pas promettre le ciel, ni monts et merveilles. Je peux juste promettre une présence et l'envie de t'offrir le meilleur.

C'est toujours le même Amour, la même affection. Les mêmes colères et les mêmes rires. Les mêmes yeux qui ont croisé les miens un Vingt-Neuf Juillet Deux-mille-quatre. L'espoir dans tes yeux, ta main dans la mienne. L'espoir retrouvé dans les battements de ton coeur. Tu m'as donné ce qui n'a pas de prix. Ce que j'avais perdu à l'âge que tu as aujourd'hui. Ce que je vais protéger en ton nom. Ce que je prêche au quotidien, à tous et surtout ceux qui pensent tout arrêter parce que rien n'en vaut plus la peine...



LA VIE



.


# Posté le samedi 06 juin 2009 08:23

Modifié le samedi 18 juillet 2009 18:02

[ Dessine moi un mouton ]

 [ Dessine moi un mouton ]
.

Lettre d'une autre vie.




C'est un soir comme les autres. Seules les questions sont différentes, bien que toujours sans réponses. Ce soir reste le même pour les autres, ils s'endorment paisiblement en se disant que rien n'aurait pu être différent. Seul mon esprit vagabonde à travers les étoiles et attend des réponses. Comme quoi l'espoir est utopique... J'ai juste reçu le silence pensant de la nuit en réponse.
Moi qui ai toujours différencié Tes choix des miens. J'ai toujours réfuté l'idée que j'avais besoin de Toi. J'avais pas besoin d'aide, encore moins de la tienne. Pour la Nation, la Famille, la Religion et Dieu, Tu m'as offert la vie. Pour ma part Tu m'as simplement offert les contraintes de Ton choix. Là encore je n'ai pas de réponse. Et Tu ne me répondras , à vrai dire, jamais. Je garde le sourire pour cette famille anéantie. J'affiche ce sourire que l'on voit sur toutes les photos ou tu apparaît. Pourtant j'ai l'impression que l'expression de ce sourire est différent. J'ai cultivé ma différence. J'ai le rêve fou de n'être plus ce portrait contemporain de Toi. Je rêve d'une vie que j'aurais choisi, du jour ou l'Histoire de ma vie ne sera pas lié à cet date où Tu as décidé pour Moi, pour Nous. Par simple pudeur ou par simple douleur de n'avoir pas su agir, Mes questions n'auront aucun échos.


Si ce soir est différent c'est sans doute parce que pour la première fois depuis Quatorze ans, je ne te hais pas. Ou plus. Sans doute aussi parce que je peux m'expliquer ma rancoeur. Je t'ai détesté Toi et Ta fâcheuse manie d'être parfaite dans les paroles des autres. Je t'ai détesté parce que ces paroles ne prenaient pas en compte l'imperfection absolue de Ton geste. Je t'ai détesté parce que ce geste je ne le comprenais pas, parce qu'il m'avait imposé une vie. Je t'ai détesté comme j'ai détesté ma vie pendant Dix ans. Je t'ai détesté de ne pas être la pour les fêtes, pour ton absence au quotidien, pour ne pas être là pour sécher nos larmes, pour la soutenir Elle, pour m'avoir laisser le devoir de veiller sur Elle.... Autant de raisons me paraissaient suffisantes pour bannir ta présence.
A la fois si différente et si identique. J'ai prôné ma différence sans comprendre que sans le savoir j'agis de même manière que Toi à mon âge. Pourtant je suis sûre que je ne suis pas Toi. Pourtant dans le regard de ceux qui t'ont connu, je ne suis que le simple reflet de Toi. Désemparée... Qui étais-tu? Qu'aimais-tu? Quel était ton état d'esprit? Quel était ton caractère? A tout cela on me répond la phrase banale '' Tu lui ressembles a 100%''. Merci bien d'ailleurs pour l'inutilité de cette remarque... Je ressemble à quelqu'un dont je ne sais rien et dont la personnalité reste un mystère. Cela, je peux te l'assurer, ne m'aide en rien.


Ce soir est bien différent. La lueur des étoiles ne m'apporte toujours rien à part de l'admiration. Un jour peut être je t'admirerais d'ailleurs. Ce jour là j'admirerais la Femme que Tu étais. Mais surtout j'aurais réappris à dire Maman.



Ce soir là alors...



Ta Fille.







PS : A Julien, qui comme moi subit la différence de l'abandon. A lui, pour qui les questions resteront sans doute sans réponse. A ce cousin qui par sa présence et son sourire, est comme Mon Frère.


.

# Posté le vendredi 24 avril 2009 17:09

Modifié le dimanche 10 mai 2009 17:39

La débacle des sentiments.

La débacle des sentiments.
.






[ Profitons de la vie, On ne paye pas d'impôts sur les Souvenirs. ]






.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 16:24

Modifié le mardi 30 juin 2009 05:24